dimanche 17 janvier 2010

Une nouvelle boîte

Une belle boîte fantaisie, cubique, comprenant un couvercle à charnière, ornée de splendides décors où la présence du thé est manifeste. Dimensions : 10.2 x 10.2 x 10 cm.
Sur un fond rouge orné d'arabesques fleuries, se détachent cinq tableaux. Ceui du couvercle est inscrit dans une frise circulaire et représente une femme japonaise de profil, portant une tasse (de thé sans doute). Sur la droite on distingue des inscriptions calligraphiées (vite, un traducteur !).La face avant nous montre un homme pesant du thé à l'aide d'une balance à plateaux.
La face arrière nous présente une table couverte d'une nappe sur laquelle on aperçoit (de gauche à droite) : une tasse fumante et sa soucoupe, une boîte à thé, un vase et des fleurs (églantier ?), une théière en porcelaine à décor fleuri. La scène est éclairée par deux lampions suspendus.
Dans le coin inférieur droit de la scène on peut lire GES. GESSCHÜTZT ce qui correspond à une protection de l'image.
Les faces latérales représentent des oiseaux dans un arbre et des grues au bord d'un lac. On ne peut qu'admirer la qualité du graphisme traité à la manière de l'estampe japonaise.

Encore une belle boîte !

Une boîte fantaisie en trois couleurs, d'une contenance de 200 grammes et comportant un couvercle à charnière.. Dimensions : 8.8 x 8.8 x 13.5 cm. Tous les décors sont réalisés en trois couleurs : noir, or et rouge. L'inspiration est très largement japonaise. Sur le couvercle on aperçoit une japonaise portant un plateau sur lequel est posé un plat. Sur son chemin, elle croise une grue se détachant sur la pleine lune, un autre oiseau (difficile à identifier) est perché sur une branche au premier plan, à gauche.
Un décor d'ensemble centré sur le thème végétal fait le tour de la boîte, tout en formant quatre scènes mêlées mais pouvant être lues de façon séparée.
La végétation du premier plan suggère le bord de l'eau. On y voit une japonaise en kimono puiser de l'eau dans un récipient (bouilloire ?) à l'aide d'une louche. Le couvercle porte une inscription calligraphiée. L'évocation nous renvoit à la pratique du chanoyu. Sur la face suivante, à droite, on distingue un personnage de dos se détachant sur un fond rouge. Il porte un sabre, un parapluie et marche sous la pluie. Celle-ci est figurée à l'aide de traits droits, à la manière de Utugawa Hiroshige dans les "Cinquante trois relais de la route de Tokaïdo". Le reste des décors est essentiellement végétal, avec un élément de poterie (vase ?) , quelques oiseaux (grue et d'autres non identifiés), une abeille et une chauve-souris.

Deux nouvelles boîtes Lipton

Parmi mes dernières trouvailles, voici deux boîtes provenant (je pense) de Lipton. Je n'en ai pas la certitude, étant donné que la marque se trouve sur une étiquette collée sous le fond de la boîte, qui a pu être ajoutée postérieurement. Inscriptions : LIPTON Seal of excellence, net 400 grs , 200 grs, Ceylan Orange Pekoe, 71, rue Rivay Levallois-Perret. Elles contenaient donc du thé noir de Ceylan, en grade Orange Pekoe. L'une pouvait contenir 400 grammes, l'autre 200 grammes. La base de ces boîtes n'est pas carrée, chaque face comportant un galbe extérieur (arrondi).
Elles sont de fabrication anglaise, comme en témoigne l'inscription sur le col : Container made in England by The Barnlay Canister Company Limited Yorks
Le couvercle est rond et s'ajuste sur un col vertical. Dimensions : grande boîte 10.5 x 10.5 x 16.5 cm, petite boîte 10.5 x 10.5 x 12 cm. Le décor du couvercle représente des fleurs qu'un papillon vient butiner. Les décors sont réalisés en cinq couleurs : noir, or, brun, argent et rouge.
On remarque que les décors sont les mêmes pour les deux boîtes, mais que pour la plus petite, ils sont pur et simplement coupés pour tenir sur les surfaces plus réduites. Les mêmes décors se retrouvent sur les faces opposées.
L'inspiration est japonaise (étonnant pour du thé de Ceylan ! Mais ce qui devait compter c'est l'évocation extrême-orientale...) comme en témoigne la présence de la grue et de la montagne en fond de paysage qui rappelle irrésistiblement le Mont Fuji. Le second décor reprend le thème du papillon, mais cette fois-ci avec un lis ou un iris. L'ensemble est traité de manière très graphique, à la manière d'une estampe (japonaise). Il faut croire que l'influence de Hokusai est venue jusque-là, ou alors ce sont encore des réminiscences d'Expositions Universelles...

dimanche 10 janvier 2010

Dans la neige fin décembre et début janvier

La petite maison dans les vignes, à l'orée de la forêt, en face de chez moi, fin décembre 2009.

La même, le 10 janvier.
Les paysages changent, d'un jour à l'autre, d'une heure à l'autre, d'un minute à l'autre, tout le temps.

Le Mont Fuji en Alsace...


Quand le Haut Koenigsbourg dans les nuages prend des airs de Mont Fuji...
Pour un peu, on s'y croirait...

lundi 4 janvier 2010

jeudi 10 décembre 2009

St'Art 2009...

Bien sûr, le rendez-vous incontournable, la grande foire régionale d'art contemporain c'est St'Art, à Strasbourg.
Bien sûr, on y trouve à boire et à manger, de grandes et grosses galeries, d'autres plus discrètes et moins connues...
Bien sûr, c'est l'endroit rêvé pour un tas de monde qui veut voir et surtout être vu....
Mais malgré tout cela, c'est tout de même un moment privilégié pour se faire un joli coup d'oeil circulaire sur la production actuelle, les valeurs qui montent, les tendances et les audaces...
Pour ma part, j'ai revu des pièces qui reviennent depuis plusieurs années, ce qui me fait dire que les grandes galeries devraient au moins tenir à jour la liste de qu'elles exposent, afn de ne pas revenir toujours avec les mêmes choses...
Pour ma part, j'ai vu des choses curieuses et j'ai fait de belles rencontres, en voici quelques-unes. Tout d'abord les locaux de l'étape sur le stand de la COOP : Sylvier Lander, Raymond Waydelich (les deux ci-dessous), Christophe Meyer, Daniel Depoutot et Christian Geiger, qui ont dédicacé des sérigraphies sur toile (un cabas pour faire les courses !) au profit d'une association caritative. Bel esprit, joli pied de nez... J'aime.
Et puis revoir la peinture de Matteo Massagrande ça fait toujours plaisir. Des paysages et des intérieurs vides, une géométrie du volume et toujours ces portes ouvertes sur rien.

Finalement, quatre murs qui ne contiennent pas grand chose, ou alors uniquement des souvenirs, des traces de passage.

L'empreinte de la nostalgie est sensible sur ces murs fatigués, ces carrelage dépareillés, toujours baignés d'une lumière douce et exquise. Il flotte dans l'air quelque chose d'indéfinissable, comme une amnésie qui se cherche, un voyage à la rencontre d'évocations surranées. Ou alors un parfum de sieste, un moment rare, le temps suspendu ou figé. Une calme indolence.

Je suis sûr que la clé est aussi cachée dans cette nature morte, dans ces fruits mûrs qui ne demandent qu'à être dévorés, mais avec lenteur et respect, avec attention et déchirure. Il y a dans la peinture de Massagrande quelque chose qui est de l'ordre de la friche, de l'espace abandonné, délaissé, laissé au repos pour un temps, accroché à un fil ténu et invisible, fragile. Quelque chose qui interroge sur la présence et la vacuité, sur ce qui reste de ce qui a été, du vestige et de l'abandon.