dimanche 1 avril 2012

Pierre Bonnard chez Beyeler

Mon peintre préféré...
Pierre Bonnard.
L'exposition à la
Fondation Beyeler de Riehen
ne pouvait que me ravir...

Voici le texte de mon article paru dans Transversalles d'avril 2012.

Bonnard l’incandescent


La fondation Beyeler propose jusqu’au 13 mai prochain une exposition qui fera date : Pierre Bonnard. Contemporain de l'impressionnisme, du fauvisme, du cubisme, du surréalisme et de la naissance des abstractions sans pour autant jamais se raccrocher à l'un de ces courants, Pierre Bonnard pourrait être vu comme un magicien de la couleur, mais ce regard serait trop réducteur. Cette exposition, riche de plus de soixante toiles, nous permet d'entrer dans un univers flamboyant et de comprendre un artiste qui évoluait par ses jeux chromatiques, au-delà des frontières des contraintes et des conventions.


Bien que figurant dans de nombreuses collections privées et publiques, les travaux de Pierre Bonnard n’apparaissent que trop récemment dans de grandes expositions. On se souvient du brillant hommage que lui avait rendu la fondation Giannada à Martigny en 1999, celui du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 2006, de la présentation récente (2011) de la collection Hahnloser au Musée de l’Ermitage de Lausanne. La ville du Cannet a par ailleurs inauguré en 2011 un musée qui lui est consacré. L’exposition de la Fondation Beyeler s’inscrit dans cette ligne, soulignant et renforçant une notoriété que le peintre mérite.

Né en 1867 à Fontenay-aux Roses, près de Paris, Pierre Bonnard se destine d’abord au droit, mais deux ans après avoir passé son bac, il se tourne vers les arts et entre à l’Académie Julian, où il rencontre Paul Sérusier et Maurice Denis. Avec ceux-ci, puis Edouard Vuillard plus tard, il fonde en 1888 le groupe des Nabis (littéralement les prophètes en hébreu), suite au questionnement induit par Le Talisman, un tableau de Paul Gauguin. On dénomma Bonnard le nabi très japonard, en raison de son goût pour les estampes japonaises, dont on retrouvera l’influence par la suite, entre autres dans l’usage des surfaces colorées et de la simplification de la perspective. Le groupe se dissoudra vers 1900 mais aura préfiguré le questionnement de l’art Nouveau.
En 1893 il rencontre Marthe, qu’il épousera en 1925 et qui l’accompagnera durant toute sa vie. S’appelant en réalité Maria Boursin, Marthe figurera dans plus de 380 tableaux. Le mariage avec Marthe provoqua le suicide de Renée Monchaty, autre muse et maîtresse du peintre depuis 1918, mettant ainsi un terme à un ménage à trois qui se situait loin des conventions sociales de l’époque.

En 1912 il fait l’acquisition de « Ma Roulotte », une maison située à Vernon, non loin de Giverny, où il allait souvent voir Claude Monet. Vernon, dont il aimait dessiner et peindre les bords de Seine et la campagne alentour, fut l’un de ses grands lieux d’attache jusqu’en 1939. En 1927, il achète la villa « Le Bosquet » au Cannet sur la Côte d’Azur. Il y vivra jusqu’à sa mort en 1947. Travailleur inlassable, Bonnard remplissait ses carnets d’innombrables croquis et annotations, réflexions sur l’art et la peinture. Toutes ses toiles étaient travaillées à l’atelier durant des mois, voire des années, reprises et retouchées jusqu’à ce que le peintre atteigne la juste expression de sa pensée.

L’exposition de la Fondation Beyeler est organisée en plusieurs thèmes : la rue, la salle à manger, la salle de bains, le miroir, le jeu entre l’intérieur et l’extérieur, le jardin. Conçue comme une maison imaginaire de l’artiste, l’exposition invite le visiteur à découvrir des espaces mais aussi la vision qu’en avait le peintre.
Le thème de la rue est constitué de toiles de la première époque et représente l’animation des croisements parisiens. La palette y est encore dominée par les couleurs froides : bleu et gris de l’ambiance urbaine.
La salle à manger est le thème de la deuxième salle. Espace de vie et de circulation, la salle à manger donne l’occasion à Bonnard d’observer ceux qui l’entourent et de les croquer à travers les petits détails de la vie quotidienne. On y perçoit fréquemment une touche d’humeur et l’organisation de petites scènes imbriquées induisant l’illusion du récit.
Le nu est omniprésent dans la troisième salle, dont le thème est la salle de bain. Que ce soit à travers L’Homme et la Femme (1900) ou encore la longue liste des nus et des bains de Marthe, on ne peut qu’être séduit par le jeu des reflets et des couleurs, la complexité et les audaces de l’organisation chromatique, les ambiances qui s’en dégagent. Marthe, dont on reconnaît toujours la cambrure excessive, y apparaît, curieusement, souvent chaussée.

Pierre Bonnard faisait fréquemment usage de miroirs, que ce soit comme élément de ses toiles ou comme support à ses autoportraits. La quatrième salle est organisée autour de ce thème. Agrandissant l’espace pictural et en même temps le remettant en question, le miroir sert aussi d’artifice. Il permet au peintre de jouer avec les plans en les imbriquant les uns dans les autres, ou de faire disparaître un élément que l’on s’attend à découvrir. Ces audaces peuvent dérouter le spectateur mais s’inscrivent dans la droite ligne de l’affranchissement des contraintes chère à l’artiste.

Les rapports entre extérieur et intérieur constituent le thème de la cinquième salle. La fenêtre est un élément récurrent dans nombre de toiles. Lien entre le dedans et le dehors, la fenêtre permet de montrer les deux sur un même plan tout en définissant leurs limites et leur rencontre. L’invitation à voir le jardin tout en étant dans la maison évolue vers « être dehors tout en étant dedans ». Ce thème illustre la richesse de la vie intérieure du peintre, tout en illustrant ses combats intimes et ses déchirements.

Son interrogation sur la lumière, la couleur et l’espace est constante et traverse son œuvre comme un fil conducteur. C’est cette question qui est au cœur du travail de Bonnard, lequel s’affranchit des conventions et des courants, traçant son sillon, solitaire et inspiré. L'intensité chromatique ne baisse jamais, témoignant d'une constante quête de liberté. Bien au contraire, si l’on met en perspective les tableaux des scènes de rues parisiennes du début et ceux d’après 1915, on est frappé par l’illumination de la palette et l’éblouissement permanent des couleurs. Les sujets se fondent dans leur environnement comme s’ils s’y consumaient tranquillement mais ardemment. C’est le regard du spectateur qui doit faire la part des choses et discerner les personnages noyés dans le feu de la palette. L’apparente tranquillité de Pierre Bonnard, sa vie à l’écart de l’agitation et de laideur du monde, sa quasi réclusion dans sa villa Le Bosquet cachent la réalité d’un homme au bouillonnement intense, habité par ses questions et ses créations. Et plus il se détache du monde, plus ses scènes interrogent l’intime, plus sa palette évoque la couleur de la lave, comme une expression du brasier qui l’habite.
L’exposition de Riehen rend hommage à un artiste dont la notoriété et l’importance sont tardives. A travers sa vision du monde, de son monde, l’infatigable coloriste dépasse la simple limite de la représentation. Ses interrogations et l’exploration continuelle de ses thèmes et de sa palette en font un artiste de premier plan. La Fondation Beyeler lui redonne la place d’importance qu’il mérite, l’exposition parle d’elle-même.

mardi 22 février 2011

Anselm KIeffer au Musée Würth - Erstein

Voici le texte de mon dernier article, paru dans Transversalles de février (N°16 ).


De plomb et d’étoiles

Le Musée Würth d’Erstein tourne depuis quelques jours ses projecteurs sur l’oeuvre et le travail d’un artiste allemand contemporain : Anselm Kieffer. Jusqu’au 25 septembre prochain, le visiteur pourra apprécier un ensemble de toiles, dont plusieurs formats monumentaux, ainsi que quelques photographies retravaillées et des peintures plus rarement exposées. C’est là une splendide occasion pour découvrir, ou retrouver, un artiste souvent méconnu, parfois décrié, dans une proposition très éclairante permettant d’appréhender l’oeuvre de manière large et d’en mettre les différents éléments en perspective. L’exposition «Anselm Kieffer dans la collection Würth» offre à voir trente-six pièces, toutes, hormis trois, tirées du fonds Würth, c’est dire sa richesse. Elle n’est pas sans rapport avec l’exposition précédente qui s’était proposé de mettre en valeur l’importance de l’école des Beaux Arts de Karlsruhe, l’artiste y ayant fait une partie de ses études.


Né en 1945 à Donaueschingen (Bade-Würtemberg), Anselm Kieffer fait partie de cette génération d’allemands qui n’ont pas connu la guerre mais qui ont du vivre avec les questions qui en étaient issues. Concevoir l’inconcevable, comprendre l’incompréhensible se sont avérées comme autant d’interrogations, de points de fixation mais aussi de clés de lecture d’une œuvre qui est un questionnement permanent, que ce soit à travers les thèmes, la palette des couleurs ou le choix des matériaux. De prime abord les réalisations d’Anselm Kieffer apparaissent sombres, tourmentées et opaques. Il faut bien sûr aller au-delà et se laisser prendre au jeu de l’observation et de l’analyse, car la première impression passée on perçoit rapidement une construction complexe, un langage intelligent et des références clairement posées.
L’exposition est organisée autour de trois axes majeurs : la cosmogonie, la poésie et le paysage héroïque. Ils permettent d’appréhender le travail de l’artiste à travers des périodes différentes, mais également des techniques et des supports variés.
La première salle se prête par ses dimensions à la présentation d’œuvres de format monumental. Un avion en plomb de plus de six mètres d’envergure, plusieurs grandes toiles : on est frappé d’emblée par les dimensions des œuvres et par les techniques employées. Le mélange des matériaux, les éléments en relief interrogent le spectateur. A la fois peinture, sculpture et installation, elles dégagent une forte énergie et semblent fourmiller d’informations et de références. Des maquettes de bateaux en plomb sont fixées sur « Merkaba » (huile, émulsion acrylique, fil métallique, plâtre sur toile et objets en plomb, 2001), les roses de « Que mille fleurs s’épanouissent » (huile, émulsion, acrylique, roses séchées, 2000) sont piquées perpendiculairement dans la toile, en regardant de près les « Palais Célestes » on découvre les fragments de plomb fondu que l’artiste a projeté sur la toile. Les planètes de ces cartes du ciel sont réelles et pour chacune d’entre elles figure le numéro de référence de la NASA. Les reliefs nous entraînent ici vers des profondeurs cachées et des infinis à comprendre.
Le dernier tableau « Tes cheveux d’or, Margarete » (gouache, paille, crayon de papier et colle sur photographie, 1981) et sa référence explicite à Paul Celan nous emmène vers les salles de l’étage, où l’on découvre entre autres « Le dormeur du val » (huile, émulsion, acrylique et gomme laquée, 2010), hommage à Arthur Rimbaud mais aussi manifeste antimilitariste et référence explicite à l’histoire. Les liens vers la poésie et l’histoire sont clairement tracés à travers les grandes pièces comme « Tremble » (2007 ou encore « Je suis qui je suis » (2004).
Dans la section suivante on est surpris par les « Symboles héroïques », autoportraits de l’artiste faisant le salut nazi, photographié en différents lieux d’Europe, retravaillés à la peinture. Il faut bien sûr éviter là l’écueil de la provocation et ne voir que l’importance du questionnement existentiel face à l’histoire et à l’héritage qu’elle nous impose. Des vitrines présentent également des cahiers d’artiste. Ces travaux datent tous de la fin des années soixante et du début des années soixante-dix. Ils montrent l’importance et l’utilité des interrogations et les placent naturellement dans la relation au temps.
Dans la dernière salle, on découvre deux triptyques récents, monumentaux, dans lesquels Anselm Kieffer reprend le travail sur le volume et le mélange des matériaux. Conçues comme des vitrines, ces œuvres renferment des branchages, des moulages de plâtre, associés à la peinture. « A titrer » (huile, émulsion, acrylique, gomme, laque, branches, fougères recouvertes de résine et plâtre sur toile, 2008) et « De noirs sapins s’élève un aigle dans l’éther » (plomb, photographie, ronce, acrylique, huile, cendre et gomme laque sur bois, 2009) annoncent un tournant dans l’œuvre de Kieffer. Les références historiques font place à une vision plus globale et l’artiste s’intéresse de manière plus large aux notions de mutation et de transformation déjà annoncées en filigrane dans les travaux des dix années précédentes. Ni aboutissement, ni permanence, tout est appelé à muter. Une destruction prend ici le sens d’une nouvelle construction. Rien ne se perd tout se retrouve, la perception des cycles permet une vision plus globale de l’histoire et une lecture plus détachée des évènements. Vison utopique, certes, sensible aussi.

La relation au temps, à l’histoire et à ses interrogations est en permanence perceptible dans l’œuvre d’Anselm Kieffer, que ce soit à travers le caractère périssable des éléments tirés de la nature (paille, branchages, fleurs...), la représentation humaine limitée aux autoportraits ou encore l’apparition des avions et des bateaux militaires. «Jason» (plomb, verre, bois, plastique, dents et peau de serpent, 1989) sculpture représentant un avion incluant dans ses ailes de petites vitrines ou figurent des figurines militaires, des dents de lait et des peaux issues de mues de serpent, en est un exemple particulièrement éloquent. On retrouve régulièrement des éléments végétaux, peints ou sous forme de branchages («To be titled), 2008, ou encore «Aus dunklen Fichten flog ins Blau der Aar», 2009), soulignant le caractère périssable des choses mais aussi leur potentiel de réutilisation, tout en sous-entendant la notion historique de cycle. Cette relation au temps est également sensible dans la série des «Constellations», dans les hommages aux poètes Arthur Rimbaud, Paul Celann Ingeborg Bachmann, dans la série des «Symboles Héroïques» et dans l’évocation des grandes figures des mythologies nordique et grecque.
Le plomb est un matériau qu’Anselm Kieffer affectionne particulièrement (il a d’ailleurs racheté les éléments en plomb de la cathédrale de Cologne lorsque le toit en a été restauré). Métal de l’alchimie, le plomb apporte à la fois sa lourdeur, sa masse, mais aussi son potentiel de transformation par sa malléabilité et sa fusion. Le choix de ces matériaux (éléments végétaux, plomb, peaux et dents) renforce les notions de mutation, d’impermanence, de fragilité mais aussi de réinvestissement et de réutilisation que l’on sent sourdre à travers chaque création.

L’œuvre d’Anselm Kieffer apparait dense, sombre et tourmentée, pétrie de culture et d’intelligence sensible. Nourrie de ses questionnements, elle dégage à la fois le recul et l’urgence. La brûlure de l’histoire nourrit l’élan créateur, lui apportant symboles mais aussi utopies. A l’image de la sculpture placée à l’entrée du musée « Bibliothèque avec météorite » (livres en plomb, pierres en plomb, fil métallique te fer, 1991) les livres fermés contiennent des secrets. A nous d’en trouver les clés pour en faire jouer les complexes serrures et entrer dans un univers qui ne pourra que nous surprendre.

Un week-end parisien : boire et déboires

Nous l'attendions depuis un moment ce week-end à Paris et nous en profitons toujours pour faire un petit tour dans les endroits où l'on peut boire un bon thé. Bonnes surprises, plaisir de retrouver un lieu connu mais aussi regard critique et oreille attentive aux divers discours servis en accompagnement. Et puis bien sûr, toujours ces petites découvertes, ces clins d'oeil divers et surprenants. Attention, ne voyez pas de leçon dans ces lignes, mais juste le récit de nos expériences.
Tout d'abord, une petite visite chez Thés de Chine où nous avons pris le temps de déguster un pu erh cru de 15 an d'âge TN 505 (pour elle) et un En Shi Yu Lu TV 127 (pour moi). Service nickel, efficace et sans chi-chi inutile et évidemment thés excellents et bien préparés.
Les liqueurs sont limpides, lumineuse et profondes.
Les feuilles sont belles, entières et dégagent les parfums attendus : boisé humide légèrement cendré pour le pu erh, herbacé verdure fraîche pour le Yu Lu En Shi.
Le deuxième passage reste de bonne qualité et double notre plaisir.
Nous faisons un tour dans la boutique, histoire d'apprécier les théières et les accessoires, de nous imprégner de l'esprit du lieu. L'ambiance est calme, mais vivante, c'est vraiment un endroit où nous nous sentons bien. Nous avons pris le temps d'échanger un long moment avec Vivien Messavant, qui est véritablement LA personne à ne pas louper. Ce fut simple et essentiel, à travers des questions, des réponses, et toujours un sourire véritable. Nous avons trouvé ici l'esprit du thé que nous aimons : pas de snobisme, pas de discours de puriste, pas de chapelle inutile, simplement le thé partagé et préparé. Un joli petit mur de galettes de Pu Erh.
Ah la belle poésie des boîtes alignées, nous attendant avec leurs trésors. Voilà un lieu qui est d'ores et déjà inscrit dans notre liste de boutiques et de salons que nous aimons et où nous aurons plaisir à revenir. Deuxième belle rencontre : la personne chez qui nous logions et qui au détour d'une conversation sur le thé, nous a montré quelques petites merveilles de sa collection personnelle : une boîte en métal cloisonné et émaillé, et surtout un coffret de thé pour le voyage. De petites merveilles... Exactement le genre de petites merveilles que l'on aimerait pouvoir utiliser et admirer chez soi.
Tiens une maison à colombage (rue St Lazare, dans le 8ème) ! Malheureusement envahie par un marchand de bouffe mondialisée. Ca rappelle un peu ce village qui résiste face à l'envahisseur... Alors là, surprise ! Se retrouver nez-à-nez avec un rhinocéros, ça fait de l'effet, surtout lorsqu'on ne s'y attend pas... C'est chez Claude Nature, taxidermiste, installé boulevard St Germain. L'homme est passionnant et intarissable, la boutique surprenante. Superbe.
Et maintenant nos mauvaises surprises... Pas de photos, nous en avons oublié de prendre des images.

Comment dire notre déception en voyant l'état de propreté plus que relatif chez CHAJIN (rue Pasquier), et tous ces objets et revues qui traînent dans tous les coins ? Ce qui flottait là était bien poussiéreux et assez éloigné du Wa, kei, sei et jaku, les principes du chanoyu. Ne parlons pas du discours "... il n'y a que chez moi que c'est bien...", certains jours il est bon d'être candide, et de perdre la mémoire.
Que dire encore en entrant dans la boutique TCH'A (rue du Pont de Lodi) où la réaction première a été de faire demi-tour (après cinq minutes, tout de même...), tant le lieu semblait tristounet, et, il faut le dire aussi, assez bordélique (les théières pour le service qui traînent par-terre, la vaisselle empilée sur les documents). Rien ici ne nous incitait à rester et à partager le thé, rien ne nous invitait à prolonger. Accueil minimaliste, sourire de circonstance...
Eh oui, nous étions déçus... Une bonne claque qui nous a remis les idées en place. Heureusement que nous avions encore en mémoire cet échange fabuleux avec Vivien, qui, à travers une simple remarque, nous a permis de remettre toute notre pratique du thé en perspective. Merci à tous. Les bonnes expériences, tout comme les mauvaises, jalonnent le parcours. Toutes nous renvoient à la tasse et à ce que nous en faisons.

mardi 11 janvier 2011

Un gyokuro dans la neige

Il y a quelques jours nous avons profité d'un morceau d'après-midi pour aller faire une ballade du côté de l'Ortenbourg, cette splendide ruine de château médiéval, juste en face de chez nous.
Il restait de la neige et, évidemment, les chiens étaient ravis !
Et comme boire un thé en pleine nature est un plaisir que l'on ne peut pas s'offrir tous les jours, surtout dans la neige, nous avions décidé d'emporter avec nous de quoi préparer un gyokuro.

Ahhh... la neige...

Noël et Nouvel An en blanc, c'est toujours génial ! Images...

lundi 6 décembre 2010

Une expo intéressante


Une amatrice de thé m'a passé cette info la semaine dernière.

L'expo dure jusqu'au mois de mars et ça a l'air carrément intéressant !

Ca se passe au Musée départemental Georges de La Tour à Vic sur Seilles.

dimanche 7 novembre 2010

Une démonstration de chanoyu

Petit moment de grâce au salon de Colmar, malgré le bruit et le volume de la salle, malgré la chaleur et la foule curieuse. Takeshi MATSUMOTO, formé à Tokyo par un maître de l'école Urasenke, nous a fait une démonstration de chanoyu, la cérémonie japonaise du thé. Les amateurs apprécieront les accessoires anciens, chawan et chasen, natsume et chashaku. Tout est simple et sobre, c'est somptueux ! Quelques images.