mardi 4 août 2009

Petit matin en août


Au petit matin au mois d'août

L'air est chargé de vapeurs

La lumière irrise les gouttes

La végétation sort de sa torpeur.

Les arroseurs, au loin,

Entament leur ballet

Dessinant des arcs sans fin

Dans le paysage évaporé.


Vu sur une façade de cathédrale...

Sur la façade de la collégiale St Martin à Colmar, une sculpture au-dessus d'un portail représente une scène entre un homme et un démon. Nul doute que cette fellation soit allégorique ! A moins que ce ne soit une partie de chatouilles.
Les artistes médiévaux taillaient ferme...

Un Japon FF 09 sur un rocher celte

Jolie petite ballade dans les Vosges, dimanche, au-dessus de Dieffenthal (Bas-Rhin). Au milieu des pins se trouvent quelques rochers où les celtes venaient il y a plus de 2000 ans : Wolfskirche et Opferstein. Une petite thermos d'eau chaude, une boîte avec un zhong et une tasse, un peu de thé...













Au milieu des arbres se dresse l'Opferstein, qui se traduit littéralement par "la pierre aux sacrifices", un peu plus haut on tombe sur l'ensemble dit Wolfskirche, soit "l'église au(x) loup(s)". Il faudra que j'aille jeter un coup d'oeil à cette histoire là, pour éclaircir un peu ma lanterne... et lire les explications que l'on donne pour ces étranges creusets circulaires taillés dans la roche et appelés des cupules.
Je m'y suis préparé un thé vert japonais, récolte de printemps 2009 : Hon Yama bio. Le pied !
Une petite thermos d'eau chaude, une boîte avec un zhong et une tasse, un peu de thé...
Avec ce paysage alentour, les parfums de la forêt, la lumière et peut-être aussi une vibration particulière de ce lieu celte, c'était un véritable régal.

vendredi 24 juillet 2009

Clin d'oeil tibétain

Un petit article trouvé sur l blog du journal Le Monde, où l'on nous parle d'un resto tibétain à Paris.
J'irai y manger la prochaine fois que j'irai à Paris. Ca me tente vraiment.
Pour lire l'article, cliquer sur

http://saveursdexils.blog.lemonde.fr/2009/07/21/de-phari-a-paris-%C2%AB-tashidelek-%C2%BB-le-premier-restaurant-tibetain-de-france/

Germain Roesz et Martin Schongauer

Voici mon dernier article à paraître dans l'Hebdoscope du mois d'août. L'article est visible sur le site Tranversales en cliquant sur http://www.transversalles.com/nord/index.php?id=113&no_cache=1&zone=4&tx_ttnews[tt_news]=2690&tx_ttnews[backPid]=5
Vous pourrez voir des photos dans mon billet du 16 juillet en cliquant sur
http://tasseetplume.blogspot.com/2009/07/germain-roesz-colmar.html
Pérégrinations carminées

Germain Roesz
expose à Colmar, en deux lieux différents : au Lézard et à la Bibliothèque Municipale. Pour l'artiste, colmarien d'origine mais strasbourgeois d'adoption, il s'agit d'un retour aux sources, mais pas seulement. Si l'articulation maîtresse de ce travail s’est dessinée à partir de « La Vierge au buisson de roses » de Martin Schongauer, c'est aussi dans sa propre enfance et dans ses souvenirs que l'artiste est allé puiser son inspiration. L'exploration artistique donne lieu ici, de surcroît, à un livre autobiographique : « L 'Eclat Rouge ».
Un livre et deux lieux : belle occasion de se promener sur les pas de Germain Roesz, à la fois dans le temps par la lecture et dans l’espace à la rencontre des expositions. La galerie du Lézard, l’association culturelle colmarienne, présente une partie des œuvres constituant « L’éclat rouge, hommage à Martin Schongauer ».
L’exposition de la Bibliothèque est partagée en deux secteurs. A l’intérieur du bâtiment quatorze moyens formats (acrylique sur papier) et plusieurs vitrines présentent la démarche poétique et le travail d’illustration. Mélange d’écritures et de peinture, ces travaux se situent dans la droite ligne du travail de l’artiste. A l’extérieur c’est l’ancien cloître des Dominicains qui accueille dans sa galerie six grands formats à l’huile sur toile (jusqu’à 3,60 m sur 2,80 m) et une dizaine de formats plus réduits, intégrés dans les éléments architecturaux : portes, cartouches muraux. La proximité géographique de l’œuvre de Martin Schongauer et les travaux exposés là s’impose tout de suite : un seul mur sépare les deux espaces, les deux regards, mais la parenté virtuelle est ici clairement incarnée, le dialogue y est permanent. En investissant les murs du cloître, l’artiste nous impose une fois de plus cette évidence : l’art contemporain s’accorde à merveille avec l’architecture médiévale et la sérénité de l’endroit. La force des lignes répond aux arrondis des chapiteaux, l’énergie de la couleur se marie aux murs ocres et à la végétation du cloître.
« La Vierge au buisson de roses » (1473) chef d’œuvre de Martin Schongauer exposé à l’Eglise des Dominicains, constitue le point de départ de ce travail de Germain Roesz. Ce tableau lui apparaît comme l’une des pièces maîtresses de ses édifications enfantines. Source d’inspiration puissante, il représente une vierge à l’enfant, assise devant une roseraie fleurie où apparaissent des oiseaux et des anges, chargés de symboles. L’influence des peintres flamands est ici sensible, que ce soit dans l’expression du visage de la vierge ou dans le travail du drapé de sa robe rouge. Si le réalisme et les symboles étaient de mise pour Schongauer, pour Roesz l’inclassable, (expressionnisme abstrait ou abstraction lyrique, post-fauve ?) nous n’assistons pas à une tentative d’imitation ou de copie. Ce qui l’attire dans cette vierge au jardinet, ce n’est pas son regard triste et sa souffrance, ce n’est pas le contraste entre son expression et la luxuriance florale du fond, mais bel et bien un élément marquant, exploré et exploité jusqu’à l’usure : « Si je considère juste le drapé, j’ai une formidable entrée dans la couleur, une porte vers une abstraction rouge. Se perdre dans le manteau de la Vierge n’est pas irréparable » (in L’Eclat Rouge).
Ce drapé sera le trait d’union entre enfance et présent, art médiéval et art contemporain. Pour lui, cet élément du tableau est fondateur et déclencheur. Ce manteau rouge retombant sur un parterre d’herbes et de fleurs constitue le point de départ d’une déclinaison, le fil conducteur, le lien tissé d’une toile à l’autre, le prétexte créatif, la permanence incandescente d’un développement répété. A travers cette démarche, il repousse les limites de son sujet, explorant jusqu’à la frontière inconnue de sa sensibilité et de ses souvenirs enfouis. On retrouve ainsi une silhouette esquissée, un visage suggéré par quelques coups de pinceau, mais surtout ces traits de couleur renvoyant sans cesse au drapé du tissu. Le pli se transforme en ligne, la peinture en devient sensuelle, tant la projection du manteau laisse entrevoir ce qu’il devait cacher. Au travers de cet hommage à Martin Schongauer, la vierge passe du jardinet au jardin, et Germain Roesz revient sur ses brisées. Interrogeant tant sa mémoire que le lieu où il a grandi, tant l’histoire que ses traces, il nous invite à une évocation personnelle où se mêlent les images et les mots, jusqu’à l’oubli du temps.

Image à réfléchir

Un tag vu sur un mur de la prison de Colmar, rue des Augustins.
Provocation, défi, pied de nez, réfléxion ?
L'humour est une arme qui touche à tous les coups mais ne fait pas de morts.
Réfléchir n'a jamais fait reculer, bien au contraire.

De quoi s'agit-il ? Evidemment de la liberté de...

dimanche 19 juillet 2009

La plus petite !

Dernière trouvaille aux puces : sans doute la plus petite boîte à thé que je n'ai vue de ma vie. Elle ne porte que très peu d'indications et les décors sont, comme c'est d'ailleurs souvent le cas, abîmés par l'âge et l'usage. Ses dimensions sont les suivantes : base 4,3 cm x 2,7 cm, hauteur 7,3 cm.
Les décors sont à tendance japonisante : jeune femme en kimono avec un éventail sur la face avant, personnage avec tambourin (?) sur la face arrière.
Le couvercle présente une tête de femme, vue de profil, avec une tasse de thé. Inscriptions sur le couvercle : THE IMPERATOR et les lettres A et L entremêlées.

Les décors des faces latérales sont constitués de motifs floraux dans un stylisation typique de l'art nouveau.
A quoi pouvait servir ce type de petite boîte ? Sa contenance ne devait pas excéder 25 grammes. Peut-être un objet publicitaire ? Un échantillon ? Une petite boîte de voyage ? Par ailleurs aucune indication n'est donnée sur le type de thé qu'elle pouvait contenir. quant aux deux lettres A et L, l'enquête est ouverte mais les indices sont minces...