Boîte rectangulaire, d'un rouge flamboyant, qui contenait du thé de Ceylan.dimanche 8 mars 2009
mercredi 4 mars 2009
Chanoyu, vers la sérénité
J'ai participé hier soir à un chanoyu (cérémonie japonaise du thé) présidé par Mme Yuiko Tokugawa, maître de thé formée à l'école Urasenke de Kyoto. La cérémonie a eu lieu au Thé des Muses à Strasbourg.
Moment très calme et très fort, Mme Tokugawa a célébré la fête des poupées (3 mars). Nous avons tous goûté au thé matcha préparé par ses soins et avons apprécié la qualité de son bol (chawan).
J'ai aussi pu déguster une petite douceur réalisée à partir de haricots blancs, haricots rouges et thé gluant. Elle l'a préparé en lui donnant la forme d'un camélia. Splendide et délicieux.

dimanche 1 mars 2009
Lydia Gautier dans Saveurs
Le magazine SAVEURS publie dans son numéro 166 de février-mars 2009, un joli dossier consacré au thé rédigé par Lydia Gautier et superbement illustré par les photographies de François Mallet. Pour les amateurs de thé, Lydia Gautier n'est pas une inconnue, puis qu'elle a signé plusieurs livres traitant de notre boisson préférée (voir ci-après). La revue SAVEURS traitant essentiellement de gastronomie, il est normal que l'accent ait été mis sur les accords entre thés et plats, en proposant au passage quelques recettes gourmandes.
Dans sa présentation Lydia Gautier nous parle des thés blancs, verts, bleu-verts, rouge (noir) et Pu Erh, sans oublier cet indémodable classique qu'est l'Earl Grey.
Les recettes ont l'air savoureuses et les photographies, allant au-delà de la simple illustration, donnent franchement envie de se lancer et nous mettent l'eau à la bouche. J'en essayerai quelques unes et je vous en dirai des nouvelles !
Ouvrages de Lydia Gautier :
Le thé, arômes et saveurs du monde (éditions Aubanel 2005)
Plaisirs du thé (éditions Paja, coll Les cahiers gourmands, 2007)
Thés et mets, subtiles alliances (éditions Aubanel, 2008)
Le coffret du dégustateur de thé (éditions Aubanel, 2008)
vendredi 27 février 2009
Une boîte de chez Twining
Encore une joile boîte de ma collection. Celle-ci vient du marchand bien connu Twining. Sur la face avant, elle porte la mention "New Season". Ceci laisse supposer qu'elle contenait une nouvelle récolte. Thé noir ou vert ? Mystère. Le dessin, deux personnages portant une plante en pot, nous emporte en Chine. On sort les plantes, le printemps arrive, et avec lui la récolte de printemps. Au centre figure un petit médaillon, rendu illisible par la rouille. Peut-être qu'un étiquette y était collée ?
Sur l'arrière on trouve les indications générales : marque, adresse, grammage et informations diverses. La boîte contenait 500 grammes de thé, d'importation directe. Les thés R. Twining étaient installés à Clichy-la-Garenne et affichait fièrement être "la plus ancienne maison de thé du monde" (fondée en 1706). Ah vanité ! Quand l'Europe est confondue avec le monde... Les indications Londres et Bruxelles suggèrent une idée de classe et de luxe. Twining s'adresse aux capitales et aux classes dirigeantes !
Les deux faces latérales, ainsi que le dessus du couvercle, reprennent des décors que l'on pourrait qualifier de "chinoiseries", tant elles montrent le regard occidental sur l'extrême-orient. D'un côté, un vase présentant une branche fleurie (curieusement à la manière japonaise) et une corbeille de fruits difficiles à identifier. De l'autre c'est un oiseau (colibri ?) qui vient se poser sur un bouquet de fleurs.


Le couvercle reprend ce même thème de l'oiseau.
Le spectacle des Scouts : grandiose
Mercredi soir (avant-hier), je suis allé voir le nouveau spectacle-cabaret des Scouts : "Casse-noisttes : I Have a drame".
Une troupe de 8 comédiens, soutenus par 5 musiciens, qui ont passé l'actualité au crible, l'aspergeant férocement d'un humour décapant ! Dans une alternance de sketches et de chansons, la joyeuse troupe nous a fait passer deux heures et demie inoubliable. Jeux de mots, humour, satire comique, toute la panoplie du très drôle a été déployée là.
Si vous pouvez y assister, n'hésitez pas une seconde, la revue scoute est jouée jusqu'à fin mars, mais ne traînez pas, plusieurs dates sont d'ores et déjà complètes, et pour cause. Le spectacle est de grande qualité, c'est géant !
Je vous livre déjà mon prochain article sur la Revue Scoute, à paraître dans Hebdoscope d'ici une semaine.
Casse-noisettes : la Crise
La Salle des Fêtes de Schiltigheim accueille, et ce jusqu’à la fin du mois de mars, la 25ème édition de la Revue Scoute. « Casse-Noisettes : I have a drame » se cale dans la droite ligne de l’aventure de la troupe et reste fidèle à son humour décapant, son esprit drôle et acide, bien ancré dans la caricature humaine et la satire politique. Le cru 2009 est excellent à tous points de vue, par le texte, la musique, la mise en scène et les costumes, sans oublier bien sûr les prestations des comédiens remontés à bloc, autant à l’aise dans leurs rôles que dans les improvisations lorsqu’elles s’imposent.

Trente ans de spectacle pour les Scouts(eh oui, déjà !), d’aucuns auraient pu croire que les sujets allaient s’épuiser à force d’être essorés, que le ressort comique allait perdre de son élasticité et s’écraser mollement... C’était compter sans cet incomparable sens de l’observation qu’ont développé les Scouts et sans les ressources fabuleuses du quotidien. Il s’agit peut-être bien là d’un cas spectaculaire de mutation génétique ? En tout état de cause, la comédie humaine, et particulièrement le monde politique, fournit à ces scrutateurs zélés une matière inépuisable, une source d’inspiration toujours fraîche et renouvelée, les pouvoirs, quels qu’ils soient, s’entêtant et s’acharnant visiblement à trouver de nouvelles formes pour commettre les mêmes erreurs. Voilà qui nous rappelle l’histoire de ce Sisyphe qui poussait un rocher vers le haut de la montagne…
Ici on écorche à tour de bras, pour notre plus grand plaisir ! L’actualité est dense et chaque jour nous apporte son lot d’incohérences. La crise, bien sûr, les querelles de nos hommes politiques locaux, et évidemment le pouvoir parisien.
D’emblée le ton est donné : des écureuils sont contaminés par des noisettes venues d’outre-Atlantique, la maladie de la finance infecte toutes les banques. La crise envahit tout : elle constitue l’un des fils conducteurs de la soirée, qui évoluera jusqu’à une véritable apothéose au cours de laquelle Denis Germain et Patricia Weller feront se lever et chanter tous les spectateurs, sans exception. Sur des airs populaires, ils dirigent un karaoké géant, avec des textes de leur cru, dénonçant cette crise qui frappe surtout les plus démunis et enrichit les très fortunés. Le lancement officiel de la crise est effectué par un couple suisse au cours d’une cérémonie officielle de présentation de toutes les délégations : celle des pauvres, des retraités, des commerçants, des traders (voués à se reconvertir en charcutiers–traideurs…), et des grosses fortunes. Une grande expérience de spectacle vivant !
Les élections municipales ont fourni nombre de sujets d’actualité. La lutte pour le contrôle de la mairie de Strasbourg en est une belle illustration. La caricature va bon train, personne n’est épargné, que ce soit Roland Ries, Robert Grossmann ou encore Catherine Trautmann. Tous les grands dossiers sont traités avec humour et dérision : les Comités de Quartier (COQ) qui veulent faire des voyages d’études au Japon (prononcé façon Weller cela donne Chapon…), l’extension de la ligne du tram jusqu’à Kehl (pour faire les courses à Aldi), la transformation de la verrière de la gare en serre aquatique (vu les infiltrations !). Sketch mémorable que celui des élus en quête de rebond de carrière, encadrés par Adrien Zeller et Guy-Dominique Kennel, partant à la recherche d’une potion magique préparée par le duo Simon Morgenthaler - Hubert Maetz. Tous les moyens sont bons pour revenir dans la course, même si la sauce est aigre-douce.! Robert Grossmann (Denis Germain) en change de couleur, est rebaptisé Robak Grossbama puis nous offre une interprétation magistrale de « I feel good ». Splendide !
Les sketches se suivent dans un rythme rapide, alternant avec des chansons magistralement appuyées par les musiciens de la bande à Michel Ott. Entre les spermatozoïdes en quête de fertilité, les prisons pour mineurs délinquants de Rachida, l’avenir de la commune d’Entzheim sans avions, la vie éco-responsable sans sexe ou encore la crise de l’automobile, ce sont deux heures et demie de spectacle ininterrompu, la salle étant littéralement secouée par des explosions de rires.
Si le premier fil conducteur est celui de la crise, le second est constitué par la lecture oblique de divers évènements, via le truchement d’un écran géant de télévision, dans lequel apparaissent les comédiens. Les raccords sont habiles et chaque mot est pesé, l’information et la démocratie sont en danger : la nomination du directeur de la chaîne publique, la télévision de proximité vide de sens, la disparition de la publicité sur les chaînes publiques, l’invasion systématique de la pub sur les chaînes privées, la météo spectacle, l’information et la justice face au peloton d’exécution, bâillonnées, muselées et enfin exécutées. Au jeu du pouvoir absolu, ce sont les individus et les grandes idées qui trinquent. Où sont nos voix, nos libertés et notre dignité ? Dans la salle, les rires sont francs, par moments ils sont jaunes, mais face à la crise et au spectacle parfois affligeant du pouvoir, le meilleur remède reste la corrosion, dans la gaieté et la bonne humeur.
Jeux de mots à la pelle et humour en vrac, sans limites, restent les valeurs essentielles de la Revue Scoute. Cette édition en constitue une merveilleuse illustration. Les neuf comédiens nous offrent une soirée décalée, déjantée, très drôle et piquante à souhait. Ils n’ont peur de rien et le montrent avec talent.
La Salle des Fêtes de Schiltigheim accueille, et ce jusqu’à la fin du mois de mars, la 25ème édition de la Revue Scoute. « Casse-Noisettes : I have a drame » se cale dans la droite ligne de l’aventure de la troupe et reste fidèle à son humour décapant, son esprit drôle et acide, bien ancré dans la caricature humaine et la satire politique. Le cru 2009 est excellent à tous points de vue, par le texte, la musique, la mise en scène et les costumes, sans oublier bien sûr les prestations des comédiens remontés à bloc, autant à l’aise dans leurs rôles que dans les improvisations lorsqu’elles s’imposent.

Trente ans de spectacle pour les Scouts(eh oui, déjà !), d’aucuns auraient pu croire que les sujets allaient s’épuiser à force d’être essorés, que le ressort comique allait perdre de son élasticité et s’écraser mollement... C’était compter sans cet incomparable sens de l’observation qu’ont développé les Scouts et sans les ressources fabuleuses du quotidien. Il s’agit peut-être bien là d’un cas spectaculaire de mutation génétique ? En tout état de cause, la comédie humaine, et particulièrement le monde politique, fournit à ces scrutateurs zélés une matière inépuisable, une source d’inspiration toujours fraîche et renouvelée, les pouvoirs, quels qu’ils soient, s’entêtant et s’acharnant visiblement à trouver de nouvelles formes pour commettre les mêmes erreurs. Voilà qui nous rappelle l’histoire de ce Sisyphe qui poussait un rocher vers le haut de la montagne…
Ici on écorche à tour de bras, pour notre plus grand plaisir ! L’actualité est dense et chaque jour nous apporte son lot d’incohérences. La crise, bien sûr, les querelles de nos hommes politiques locaux, et évidemment le pouvoir parisien.
D’emblée le ton est donné : des écureuils sont contaminés par des noisettes venues d’outre-Atlantique, la maladie de la finance infecte toutes les banques. La crise envahit tout : elle constitue l’un des fils conducteurs de la soirée, qui évoluera jusqu’à une véritable apothéose au cours de laquelle Denis Germain et Patricia Weller feront se lever et chanter tous les spectateurs, sans exception. Sur des airs populaires, ils dirigent un karaoké géant, avec des textes de leur cru, dénonçant cette crise qui frappe surtout les plus démunis et enrichit les très fortunés. Le lancement officiel de la crise est effectué par un couple suisse au cours d’une cérémonie officielle de présentation de toutes les délégations : celle des pauvres, des retraités, des commerçants, des traders (voués à se reconvertir en charcutiers–traideurs…), et des grosses fortunes. Une grande expérience de spectacle vivant !

Les élections municipales ont fourni nombre de sujets d’actualité. La lutte pour le contrôle de la mairie de Strasbourg en est une belle illustration. La caricature va bon train, personne n’est épargné, que ce soit Roland Ries, Robert Grossmann ou encore Catherine Trautmann. Tous les grands dossiers sont traités avec humour et dérision : les Comités de Quartier (COQ) qui veulent faire des voyages d’études au Japon (prononcé façon Weller cela donne Chapon…), l’extension de la ligne du tram jusqu’à Kehl (pour faire les courses à Aldi), la transformation de la verrière de la gare en serre aquatique (vu les infiltrations !). Sketch mémorable que celui des élus en quête de rebond de carrière, encadrés par Adrien Zeller et Guy-Dominique Kennel, partant à la recherche d’une potion magique préparée par le duo Simon Morgenthaler - Hubert Maetz. Tous les moyens sont bons pour revenir dans la course, même si la sauce est aigre-douce.! Robert Grossmann (Denis Germain) en change de couleur, est rebaptisé Robak Grossbama puis nous offre une interprétation magistrale de « I feel good ». Splendide !
Les sketches se suivent dans un rythme rapide, alternant avec des chansons magistralement appuyées par les musiciens de la bande à Michel Ott. Entre les spermatozoïdes en quête de fertilité, les prisons pour mineurs délinquants de Rachida, l’avenir de la commune d’Entzheim sans avions, la vie éco-responsable sans sexe ou encore la crise de l’automobile, ce sont deux heures et demie de spectacle ininterrompu, la salle étant littéralement secouée par des explosions de rires.

Si le premier fil conducteur est celui de la crise, le second est constitué par la lecture oblique de divers évènements, via le truchement d’un écran géant de télévision, dans lequel apparaissent les comédiens. Les raccords sont habiles et chaque mot est pesé, l’information et la démocratie sont en danger : la nomination du directeur de la chaîne publique, la télévision de proximité vide de sens, la disparition de la publicité sur les chaînes publiques, l’invasion systématique de la pub sur les chaînes privées, la météo spectacle, l’information et la justice face au peloton d’exécution, bâillonnées, muselées et enfin exécutées. Au jeu du pouvoir absolu, ce sont les individus et les grandes idées qui trinquent. Où sont nos voix, nos libertés et notre dignité ? Dans la salle, les rires sont francs, par moments ils sont jaunes, mais face à la crise et au spectacle parfois affligeant du pouvoir, le meilleur remède reste la corrosion, dans la gaieté et la bonne humeur.
Jeux de mots à la pelle et humour en vrac, sans limites, restent les valeurs essentielles de la Revue Scoute. Cette édition en constitue une merveilleuse illustration. Les neuf comédiens nous offrent une soirée décalée, déjantée, très drôle et piquante à souhait. Ils n’ont peur de rien et le montrent avec talent.
Dégustation de cinq thés oolong
Hier soir, L'Essence du Thé (Colmar) a organisé une dégustation de thés oolong. Cinq thés venus de pasy différents (Chine, Formose et Thaïlande) et différents du point de vue de leur oxydation.
Nous avons goûté un Sechung , un Qi Lan, un Suancha, un Grand oolong Dragon noir et un Dung Ding. C'était superbe ! Des thés très différents développant es arômes de fleurs et de fruits, plus ou moins herbacés ou boisés, fleuris ou fruités. Les vingt personnes présentes se sont régalées. Elles ont également pu apprécier les photos Que M. Schirm a rapporté de ses nombreux voyages au Japon et qui sont exposés dans la boutique.
Pour aller sur le blog de L'Essence du Thé cliquer sur le lien http://essence-the.blogspot.com/
Nous avons goûté un Sechung , un Qi Lan, un Suancha, un Grand oolong Dragon noir et un Dung Ding. C'était superbe ! Des thés très différents développant es arômes de fleurs et de fruits, plus ou moins herbacés ou boisés, fleuris ou fruités. Les vingt personnes présentes se sont régalées. Elles ont également pu apprécier les photos Que M. Schirm a rapporté de ses nombreux voyages au Japon et qui sont exposés dans la boutique.
Pour aller sur le blog de L'Essence du Thé cliquer sur le lien http://essence-the.blogspot.com/
mercredi 25 février 2009
Un Puttabong au soleil !
Une envie soudaine de Darjeeling : voilà ce qui m'a pris aujourd'hui après le repas !
Dehors, un soleil splendide éclaire cette journée de février, et bien que le thermomètre affiche une hausse de la température, le fond de l'air reste frais...
Peut-être est-ce ce faux air de printemps, la limpidité de l'air, le besoin de lumière et de chaleur, je ne sais pas... Toujours est-il que j'ai eu une irresistible envie de me préparer un Darjeeling.
Mon choix s'est porté sur une récolte de l'été dernier : Queen of Puttabong ( SFTGFOP1 DJ 265, récolté le 11 et le 12 juin 2008), ma petite théière (0.5 L) chinoise en porcelaine à l'anse travaillée qui me rappelle le musée Guimet et cette tasse japonaise au motif floral stylisé que j'apprécie tant.
Belles feuilles sèches, allant de brun clair voire beige à brun foncé, comportant une belle proportion de pointes argentées, une liqueur d'un orangé profond et lumineux, un nez végétal et fleuri. 
En bouche, un équilibre quasi parfait entre la dominante boisée, légèrement tanique, agrémentée de notes complexes de fruits mûrs.

La longueur semble interminable. La bouche est à la fois ronde et construite, ourlée d'une dentelle d'amertume, très agréable, lui conférant un surcroît d'élégance.
Après cela, il ne me reste plus qu'à aller me ballader à travers les vignes et la forêt, habité par ce bouquet de sensations...
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Une fois de plus on est sur l'image du thé qui correspond à une classe sociale, disons assez élévée, voire privilégiée.

